Les sept contrastes de couleur

Le premier devoir du cours sur la couleur consiste à illustrer les sept contrastes d’Itten sous la forme de collages de papiers découpés dans des magazines, ou peints par soi-même, ….

Il doit y avoir une cohérence, un fil conducteur, entre les sept collages.

Comme j’aime beaucoup la culture japonaise, j’ai choisi le thème du Japon traditionnel.

Le contraste de la couleur en soi

Pour représenter ce contraste, il faut au moins trois couleurs pures et lumineuses nettement différenciées.

Le jaune, le rouge et le bleu sont les expressions les plus fortes du contraste de la couleur en soi.  La force d’expression du contraste de la couleur en soi diminue au fur et à mesure que les couleurs employées s’éloignent des couleurs primaires.

Contraste de la couleur en soi
Poupées kokeshi

Le contraste clair-obscur

Le blanc et le noir sont les plus forts moyens d’expression pour le clair et l’obscur.

Entre le noir maximal (velours noir) et le blanc maximal (sulfate de baryte), il existe une infinité de tons gris qui s’échelonnent sur une gamme continue.

Les couleurs pures n’ont pas toutes le même degré de clarté. La couleur la plus claire est le jaune et la plus obscure le violet.

Il ne faut pas confondre luminosité et clarté. Le jaune, par exemple, est très clair et perd sa luminosité dès qu’il est un tout petit peu foncé.

Les valeurs claires-obscures des couleurs pures se modifient selon l’intensité de l’éclairage.

Contraste clair-obscur
Zen

Le contraste chaud-froid

Le rouge-orangé est la couleur la plus chaude et le bleu-vert, la couleur la plus froide.

Les couleurs jaune, jaune-orangé, orange, rouge-orangé, rouge et violet-rouge sont considérées comme des couleurs chaudes.

Les couleurs jaune-vert, vert, bleu-vert, bleu, bleu-violet et violet sont considérées comme des couleurs froides.

Toutefois, certaines couleurs peuvent avoir un effet tantôt chaud, tantôt froid selon qu’elles contrastent avec des tons plus chauds ou plus froids.

3-Contraste chaud-froid
Kimono

Le contraste des complémentaires (ou contraste successif)

Les couleurs complémentaires, utilisées selon des proportions correctes, engendrent un effet solide et statique. Mais chaque paire de couleurs conserve cependant ses caractéristiques propres.

4-Contraste successif
Ikebana

Le contraste simultané

Notre œil, pour une couleur donnée, exige en même temps (simultanément) la couleur complémentaire et la produit lui-même si elle ne lui est pas donnée. La couleur complémentaire engendrée simultanément dans l’œil est une impression colorée et n’existe pas vraiment.

Les effets simultanés sont d’autant plus prononcés que l’on regarde la couleur principale plus longtemps et que celle-ci est plus brillante.

L’effet simultané se produit entre un gris et une couleur pure, mais peut aussi se produire entre deux couleurs pures qui ne sont pas totalement complémentaires.

En présence d’un contraste clair-obscur, l’effet simultané est plus difficile à obtenir.

Contraste simultané
Noren

Le contraste de qualité

Le contraste de qualité oppose une couleur pure et lumineuse à une couleur terne et sans éclat.

Dès qu’une couleur pure est éclaircie ou obscurcie, elle perd de sa luminosité.

Pour « troubler » une couleur pure, on peut la mélanger avec du blanc, du noir, du gris ou sa complémentaire.

Contraste de qualité
Ikebana

Le contraste de quantité

Le contraste de quantité oppose beaucoup d’une couleur à peu d’une autre.

Pour que le rapport quantitatif des couleurs soit équilibré, la proportion des tâches doit être identique au rapport de luminosité entre les couleurs :

  • jaune – orange => 1/4 – 3/4
  • orange – bleu => 1/3 – 2/3
  • rouge – vert => 1/2 – 1/2

7-Contraste de quantité
Shichi-go-san

Remarques du professeur (V. Belmokhtar) :

Dans ce travail, n’hésitez pas à travailler les fonds et plein format pour que les contrastes ressortent mieux. Evitez de laisser du blanc. Développez l’aspect créatif, parfois les compositions ne sont pas assez élaborées (successif, qualité…).
Regardez les photomontages de Raoul Haussmann, par exemple.