Stage de tissage chez Gilbert Delahaye

Stage1981-01Ca ne date pas d’hier, c’était en juillet 1981, à Mouziès-Panens, près de Cordes en Albigeois. Mais comme je viens de ressortir mes notes, j’en profite pour faire un billet.

Nous étions 11 stagiaires, hébergés au premier étage du Centre Artisanal de Tissage à la Main, pour deux semaines de formation, avec au programme deux pièces d’étude. Ainsi que quelques promenades dans la région : La Couvertoirade, Albi et le musée Toulouse Lautrec.

Gilbert Delahaye était un des tisserands les plus réputés à l’époque. Il a beaucoup voyagé pour découvrir les techniques de tissage employées de par le monde et ses connaissances du domaine étaient immenses. Il a aussi beaucoup travaillé sur la teinture végétale. Il était par ailleurs le fondateur et le rédacteur en chef de la revue La Navette et a participé à l’édition française du Manuel de Tissage à la Main d’Ulla Cyrus-Zetterström (je crois qu’il l’a traduit).

Voici les pièces d’étude de la première semaine :

Stage1981-06 Stage1981-07

Et celles de la deuxième semaine :

Stage1981-09Nous sommes deux à ne pas être sur la photo. Nous devions être ailleurs à ce moment là.

J’en ai profité pour acheter un rouet. Ici, c’est la préparation de l’engin : la courroie est enduite d’une substance permettant de la rendre plus rigide et plus solide. Je ne sais malheureusement plus de quoi il s’agit.

Stage1981-05

Et maintenant mes notes de stage (avec les figures de l’époque).

Historique du tissage

On suppose que l’homme de la préhistoire tressait avant de tisser. La vannerie serait donc à l’origine du tissage.

Avec des fibres textiles, on monte une chaîne, c’est-à-dire des fils tendus entre deux parallèles. Les fils de chaîne s’appellent pairs et impairs.

Tisser signifie passer un fil de trame à l’intérieur des fils de chaîne.

Le premier moyen utilisé a probablement été l’aiguille.

Le premier métier, inventé il y a environ 5000 ans, était le métier à pesons. On accrochait des fils aux branches d’un arbre. On regroupait ces fils par paquets auxquels on fixait des pierres pour faire poids. On tissait de haut en bas.

Le métier des nomades (qui existe encore actuellement), était ce qu’on appelle métier à 2 barres, qui est facilement démontable et remontable.

Figure1

Le premier gros progrès, en ce qui concerne le tissage, et qui est vraisemblablement dû aux égyptiens, consiste dans l’écartement des fils de chaine pour passer la trame.

Figure2

Une baguette était mise entre les fils pairs et impairs. Il suffisait de tirer la baguette vers le haut pour dégager les deux nappes de fils.

Il restait pourtant un problème, faire passer les fils de dessous sur les fils de dessus. Pour cela, on a passé un fil sur deux dans une maille qui est accrochée à un bâton, ce qui correspond aux lisses.

Cadres à tisser

Figure3

Ensouple arrière = rouleau porte-fil

Ensouple avant = rouleau porte-étoffe

 

Les premiers métiers n’avaient que deux lames.

Vocabulaire technique

Métier à la lève

Les lames sont commandées uniquement vers le haut.

Métier à la baisse

Les lames sont commandées uniquement vers le bas.

Métier à lève et baisse

Une partie des lames se soulève, l’autre s’abaisse.

Bâti

Ensemble des traverses ou montants qui forment l’armature du métier.

Rouleau porte-fil ou ensouple arrière

Ensouple sur laquelle on ourdit la chaîne

Ourdir, ourdissage

Préparation des fils de chaîne

Ourdissage indirect sur cadre

Méthode ancienne d’ourdissage

Ourdissage direct

Plus récent (1930 env.) , il est issu des trouvailles du tissage mécanique.

Ensouple ourdissoir

Rouleau arrière de métier qui permet de faire l’ourdissage direct.

Barre porte-fil

Lisses

Lames ou Cadres

L’ordre d’enfilage des fils dans les lisses et la marchure déterminent le point de tissage obtenu.

Marchure

Ordre de commande des lames. Les marchures s’expriment toujours à la baisse.

Peigne ou Ros (de roseau)

Compte

Nombre de fils exprimés dans une dimension choisie.

Peigne

Les fonctions du peigne sont :

  • écartement régulier des fils de chaîne
  • tassage du fil de trame

Façure

Partie d’étoffe qui se trouve entre le peigne et la poitrinière avant

Système à lames jumelées ou contrebalancées

Navettes

Les matériaux non filés sont passés avec les mains.

  • Navette plate
  • Etoffe fine et régulière : on peut utiliser un battant avec chasse-navette et navette volante
  • Navette à tapis pour fil gros
  • Navette glissante

Au-delà d’un mètre, il vaut mieux un battant avec chasse-navette

L’ourdissage

Il existe deux méthodes d’ourdissage :

  • l’ourdissage indirect,
  • l’ourdissage direct.

Ourdissage indirect

Il se pratique depuis le moment où on a inventé les métiers à rouleaux.

On a utilisé soit des cadres ourdissoirs, soit des tambours (ou ourdissoirs).

Après l’ourdissage, il y a le pliage qui consiste à mettre la chaîne sur les rouleaux du métier.

On ne peut pas faire cette opération seul et il y a des risques d’irrégularité dans la tension des fils.

Ourdissage direct

Son gros avantage est qu’il supprime l’opération du pliage.

On peut de plus le faire seul et quelque soit la longueur de la chaîne.

Il est plus rapide.

Un autre avantage est la plus grande régularité dans la tension de la chaîne.

Méthode de l’ourdissage direct

1. Garnissage du cantre

Il existe des cantres à bobines et des cantres à cônes. Les cantres à cônes sont plutôt réservés à la production industrielle.

On peut aussi utiliser une planche à bobines.

Pour garnir le cantre, on choisit le nombre de bobines à mettre dessus.

Méthode : multiplier le compte par la largeur de la section à ourdir.

2. Enfilage dans le peigne d’encroix

Figure4

Pour les droitiers, se placer la hanche gauche contre la poitrinière, la passette à peigne dans la main gauche, la main droite va chercher les fils.

On prend les fils séparément depuis la bobine (sans les avoir préalablement groupés dans les oeillets guide-fil) en les passant dans l’oeillet, puis en les plaçant dans la passette que tient la main gauche par derrière le peigne d’encroix. Le premier fil passé (dans une dent fermée, par exemple), on passe le second de la même façon, en respectant l’alternance ouvert, fermé.

Il faut nouer les fils lorsqu’ils sont tous passés et vérifier, en levant et en abaissant les fils, le bon ordre d’enfilage.

3. Utilisation d’un peigne de direction

Il s’agit d’un peigne qui a la fonction de ramener les fils à la bonne largeur de la section (pour le cas où le compte du peigne d’encroix ne correspond pas au compte de la chaîne à ourdir).

Figure5

Exemple d’utilisation du peigne de direction

 compte : 12
section : 3cm
peigne d’encroix de 4 dents / cm
nombre de bobines sur le cantre : 36
peigne de direction : 6 dents / cm
=> mettre 2 fils par dent dans le peigne de direction

Deuxième exemple

compte : 4
section : 3 cm
peigne d’encroix : 5 dents / cm
nombre de bobines disponibles : 20
peigne de direction : 3 dents / cm

En quelle largeur de section va-t-on ourdir ?

Comment répartir les fils dans le peigne de direction ?

Compte 4, section 3 => on utilisera 12 bobines pour une section et on ne dispose que de 20 bobines. On ne peut donc pas ourdir plus d’une section à la fois.

Une section correspond à 12 fils en compte 4 et à 9 fils en compte 3. Il faut donc mettre 2 fils dans une dent de peigne de direction toutes les 3 dents.

Figure6

4. Attachage des fils de chaîne à l’ensouple ourdissoir

On a recours à des amorces de fil qui restent attachées en permanence à l’une des barres de l’ensouple ourdissoir.

Figure7

Figure8

5. Délimitation des sections

Dépend du fabricant du métier :

  • si la fabricant à mis des trous,
    • soit le piton équerre à vis,
    • soit le clou tordu,
  • arceaux en fer enfoncés dans le bois, soit fixes, soit amovibles.

Mauvaises systèmes

Tiges droites en bois ou en fer : on a tendance à ourdir des « boudins », c’est-à-dire des parties de chaîne bombées sur le milieu de la section et vidées sur les bords.

Il faut pouvoir utiliser des multiples de section.

6. Enroulement des fils de chaîne

Il faut connaître la circonférence de l’ensouple ourdissoir et la longueur de la chaîne à ourdir pour calculer le nombre de tours à faire.

Tourner l’ensouple en comptant attentivement les tours et en vérifiant le bon déroulement des bobines sur le cantre.

Embuvage : pourcentage de réduction du fil de chaîne contrarié par le fil de trame.

Retrait : pourcentage de réduction du fil de trame contrarié par le fil de chaîne.

7. Encroix

OPERATION TRES IMPORTANTE A NE PAS OUBLIER.

Les fils de la section étant enroulés, on les sépare en deux nappes égales en les abaissant par devant le peigne d’encroix côté cantre. Dans cette ouverture que prolonge la main jusqu’à l’ensouple ourdissoir, on passe le premier cordonnet d’encroix.

Figure9Le premier cordonnet d’encroix étant passé, on lève les fils en les retenant pour former une seconde ouverture dans laquelle on passera le second cordonnet d’encroix.

Figure10

Figure11

Il est recommandé d’utiliser deux fils de couleurs différentes pour les cordonnets d’encroix. Il faut de plus qu’ils soient de couleurs différentes de celle des fils de chaîne.

8. Coupure des fils de chaîne de la section

La distance entre l’encroix et la coupure varie selon les métiers. Il faut que la longueur des fils soit suffisante pour faire les enfilages (lisses et peigne) tout en laissant l’encroix fixe à mi-distance entre la barre porte-fils et les lisses.

9. Préparation de l’encroix

Pour l’enfilage des lisses, on remplace les cordonnets d’encroix par des barres rigides que l’on fixe à hauteur des poitrinières de façon à ce qu’elles restent immobiles et soutenues pendant la durée de l’enfilage. Par devant les lames, côté poitrinière avant, on tend un cordonnet en travers et à hauteur des lisses, pour y poser les fils de chaîne pendant le rentrage.

Figure12

10. Enfilage des lisses

Après avoir déterminé l’armure, et avoir inscrit le bref d’enfilage sur une feuille que l’on fixe sur le métier, on fait l’enfilage de la façon suivante :

Figure1311. Enfilage du peigne

On doit choisir le peigne en fonction du compte de la chaîne et de la grosseur des fils. On pourra prévoir de mettre un fil par dent (cas général) ou plusieurs fils par dent si l’on désire avoir un tissu serré ou un fil toutes les deux ou trois dents si l’on désire avoir un tissu lâche. Deux peignes (par exemple 3 et 4) suffisent à avoir plusieurs comptes.

Exemple

  • pour le peigne de 4 : 2, 4, 8, 12
  • pour le peigne de 3 : 1,5, 3, 6, 9

Il faut absolument centrer la chaîne dans le peigne. Un calcul simple suffit.

On doit utiliser la passette à peigne.

12. Raccord des fils de chaîne à l’ensouple avant

On doit attacher les fils de chaîne par petits paquets de 3 cm maximum, en commençant par le centre, puis les extrémités, les quarts, les huitièmes, etc.

Lorsque toute la chaîne est attachée, il faut revenir sur les premières mèches qui vont se trouver détendues par rapport aux dernières. Il faut recontrôler la tension de chaque mèche jusqu’à égalisation totale de la tension de la chaîne.

Figure14

Une fois que la chaîne est tendue bien régulièrement, on peut faire un second noeud selon le matériau utilisé (recommandé pour les fibres glissantes, telles que le coton mercerisé, par exemple).

Le début du tissage

Lorsqu’on le peut, on commence à tisser au point de toile en utilisant un fil de trame de couleur opposée à la chaîne de façon à lire les éventuelles erreurs d’enfilage, principalement de peigne.

Mais si on travaille avec 4 lames ou plus, les erreurs d’enfilage de lisses n’apparaitront pas obligatoirement dans le premier test. Il faudra donc faire un deuxième essai avec des marchures complémentaires. 1-2, 2-3, 3-4, 4-1, par exemple.

NOTA : marchure à effectuer pour l’ouvrage de la deuxième semaine avec un fil de trame double sur la navette :

1-2
2-3
3-4
4-1
1-2
2-3
3-4
4-1
3-4
2-3
1-2
4-1
3-4
2-3
1-2

Le noeud de tisserand

C’est le noeud qui permet de réparer un fil de chaîne cassant en cours de tissage.

Figure15

Réparer un fil de chaîne cassé

Rajouter un bout de fil de chaîne à l’aide d’un noeud de tisserand.

Enfiler dans les lisses et le peigne.

Placer une épingle en diagonale sur le tissu et enrouler le bout de fil rajouté autour de l’épingle après avoir réglé la tension.

Une fois le tissu sorti du métier, rentrer le fil ajouté sur 2 cm dans le tissu.

Les armures

L’armure d’un tissu, ou texture, correspond à l’ordre de croisement des fils de chaîne et des fils de trame.

L’armure la plus simple est l’armure toile (ou taffetas). Pour la réaliser, 2 lames suffisent. On abaisse les fils pairs, puis les fils impairs.

Exemple : (la chaîne est représentée par les carreaux blancs, la trame par les carreaux colorés)

Figure16

Pour faire du point toile avec 4 lames, il suffit que les fils de chaîne soient enfilés alternativement dans une lisse d’une lame paire puis dans une lisse d’une lame impaire, quel que soit l’ordre d’enfilage.

Figure17

Armures mixtes fondamentales

Ce sont des armures qui permettent de faire du point toile et autre chose.

1. Sergé croisé

Figure18

2. Chevron horizontal et losange de 4

Figure19

3. Losange de 8

Figure20

On peut agrandir à l’infini les losanges en augmentant d’autant de duites (trame) que de fils (chaîne) l’enfilage et la marchure.

Pour un losange de 12, on ajoutera 4 + 4 fils dans l’enfilage et 4 + 4 duites dans marchure.

  • passage en lames : /\\\//
  • marchure 12/4 :
    • 3 E.O. (ensemble en ouverture)
    • 3 E.F. (ensemble en fermeture)

Pour un losange de 16 :

  • passage en lames : /\\\\///
  • marchure 16/4 :
    • 4 E.O. (ensemble en ouverture)
    • 4 E.F. (ensemble en fermeture)

Lecture des armures dans les differents ouvrages de tissage à la main

Premier exemple : Livre « Tissage » du Ministère de l’agriculture du Québec, p. 30

TissageP30

Le schéma d’attachage en haut représente les points d’accrochage entre les lames et les pédales.

Les marchures sont chiffrées.

Ros signifie peigne.

Peu signifie dent.

Deuxième exemple : même livre, p. 69 & 70

TissageP69

TissageP70

Lecture du bref de droite à gauche (comme dans tous les livres anglo-saxons).

Structure du tissage : lisière, bordure, parties.

Ce sont des tissages dits coloniaux qui viennent des anciennes provinces de France et qui sont conservés au Québec.

Ordre à suivre pour l’ourdissage et le passage en lames pour un tapis de table carré 120 x 120 cm en coton, en compte 9 :

Retrait du coton : 5%

Nombre de fils nécessaires : (120 x 105 %) x 9 = 1134

1134 – 173 (première partie) = 961

961 / 240 (première et deuxième partie) = 3, reste 241

Structure du tissage :

Lisière 5 fois : 5 x 4 = 20

Bordure gauche 5 fois : 5 x 20 = 100

3 motifs entiers : 3 x 240 = 720

1ère partie 1 fois : 173

Bordure droite 5 fois : 5 x 20 = 100

Lisière 5 fois : 5 x 4 = 20

TOTAL : 1133

Troisième exemple : A handweaver’s pattern book de Margaret P. Davison, p. 186

HPBP186

(également dans le numéro 9 de La Navette)

Sel = lisière
Rt border = bordure droite
Corner block = bloc de coin
Repeat = répéter
Join block = symétrisation du bref
Lt border = bordure gauche

Refaire le corner block avant la lisière gauche et la bordure gauche.

Marchure :

Tabby = liaison

Pièce à exécuter

Dessus de lit de 140 cm de large et de 50 cm de haut avec retombées jusqu’au sol
Compte 6
Retrait 10 %

Bords

Nombre de fils : (50 x 110 %) x 6 = 330

330 ≈ 22 + (30 + 36) + (30 + 36) + (30 + 36) + 30 + 22 + (16 x 3)(bord) + 10(lisière)

Dessus

Nombre de fils : (140 x 110 %) x 6 = 824

824 = 34 x 24 + 6

Quatrième exemple : Manuel de tissage à la main de Ulla Cyrus Zetterström, p. 33 & 34

MTMP33

MTMP34

(également dans le numéro 11 de La Navette)

Schema E de la figure 59

Bref en bas à gauche
Schema d’attachage pour 6 pédales
Schema d’attachage pour 4 pédales
Schema de marchure pour 6 pédales
Schema de marchure pour 4 pédales
Armure en haut à gauche

Exercices 1er degré

Partie 1 : 5 cm de point toile de la couleur de la chaîne

Marchure :

1-3
2-4
1-3
2-4

Partie 2 : 5 cm – couleur opposée à celle du fil de chaîne

Si le fil de lisière n’est pas pris, casser le fil de trame et changer de côté.

1-2
2-3
3-4
4-1

Articulation (1 fois)

1-2
2-3
1-2
4-1

Partie 3 : 5 cm – même couleur

3-4
2-3
1-2
4-1

2 cm de point toile de la même couleur que la chaîne

Partie 4 : Couleur opposée à celle de la chaîne

2-3-4
1

2 cm de point toile de la même couleur que la chaîne

Partie 5 : 3 cm couleur opposée à celle de la chaîne

1-2-3
2-3-4
3-4-1
4-1-2

2 cm de point toile de la même couleur que la chaîne

Partie 6 : 5 cm, commencer et terminer par un fil de couleur opposée à celle de la chaîne

2-3 noir ou brun
4-1 écru

2 cm de point toile de la même couleur que la chaîne

Partie 7 : 3 cm

2-3 Passer la mèche fine
1-3 Passer le fil de liaison
2-3 Mèche fine
2-4 Fil de liaison

2 cm de point toile de la même couleur que la chaîne

Partie 8 : 6 cm

Tirer le 3, passer la grosse mèche
2-4, 1-3, 2-4 (point toile de la couleur de la chaîne)

2 cm de point toile de la même couleur que la chaîne

Partie 9

Tirer le 1, petite mèche ou laine de couleur
2-4, 1-3, 2-4 (point toile couleur chaîne)
Tirer le 3, grosse mèche première couleur
2-4, 1-3, 2-4 (point toile couleur chaîne)
Tirer le 1, petite mèche
2-4, 1-3, 2-4 (point toile couleur chaîne)
Tirer le 3, grosse mèche deuxième couleur
2-4, 1-3, 2-4 (point toile couleur chaîne)
Tirer le 1, petite mèche
2-4, 1-3, 2-4 (point toile couleur chaîne)
Tirer le 3, grosse mèche troisième couleur
2-4, 1-3, 2-4 (point toile couleur chaîne)

A la fin de l’exercice, revenir en sens inverse, sans refaire le dernier « Tirer le 3 » (grosse mèche troisième couleur).

2 cm de point toile de la même couleur que la chaîne

Partie 10 : 6 cm Double chaîne fermée aux deux extrémités (fourreau)

Laine irrégulière

3
1-3-4
1
1-2-3

Partie 11 : 6 cm Double chaîne ouverte à une extrémité

Si on part navette à gauche, l’ouverture se fera à droite. Si on part navette à droite, l’ouverture se fera à gauche.

3
1
1-3-4
1-2-3

Partie 12 : 6 cm Double chaîne

Deux tissus superposés en deux tons

3 navette burel
1-3-4 navette blanche
1 navette burel
1-2-3 navette blanche

Tapisserie Kilim

Bien tendre la chaîne.

Tasser en force.

Départ des flûtes

Figure22

Les couleurs ne se suivent jamais (toujours à la rencontre l’une de l’autre ou en opposition l’une à l’autre). On dit tête à tête et queue à queue.

A chaque fois que deux flûtes vont s’éloigner l’une de l’autre, l’une d’elles doit passer sur le fil de chaîne levé qui les sépare.

Plan de tissage deuxième degré

Figure23

(A.S. = axe de symétrie)

1. Nature de l’ouvrage

Panneau mural ou tapis de table

2. Nature du fil de chaîne

Laine écrue 3/5000

3. Compte

3

4. Longueur de l’ouvrage

2 m

5. Longueur des recherches ou essais

30 cm

6. Longueur des pertes

80 cm

7. Longueur totale de la chaîne

2 m + 30 cm + 80 cm = 3 m 10

8. Nombre de tours d’ensouple

8

9. Largeur de l’ouvrage (souhaitée)

60 cm

10. Largeur approximative de la chaîne

66 cm

11. Largeur des sections choisies

6 cm

12. Nombre de sections

11

13. Nombre de fils par section

18

14. Nombre total de fils en chaîne

198

15. Largeur d’empeignage

66 cm

16. Nombre de lisses nécessaires par lame

  • lame 1 : ≈ 40
  • lame 2 : ≈ 64
  • lame 3 : ≈ 64
  • lame 4 : ≈ 40

17. Centrage du motif

par arachné Posté dans Tissage